L'Inde ne s'est pas découpée en État à partir d'une seule langue. L'Union organise les langues en États et laisse à New Delhi les outils communs : l'hindi pour l'Union, l'anglais pour les dossiers qui passent d'un État à l'autre. Le quotidien reste la langue de l'État où l'on vit.
La Constitution nomme l'hindi en devanagari langue officielle de l'Union. L'anglais reste à côté pour les usages officiels en vertu de l'Official Languages Act, et non comme un souvenir poli de la période coloniale. Un État fixe sa propre langue officielle. Le tamoul au Tamil Nadu, le bengali au Bengale-Occidental, le marathi au Maharashtra et le malayalam au Kerala sont les langues de l'école, de l'administration et de l'élection. New Delhi abrite le Parlement, le président et le gouvernement de l'Union, à côté de la ville plus ancienne de Delhi. Les données de cet atlas donnent 3 287 590 kilomètres carrés et 1 463 865 525 habitants. Ce que ces gens partagent avant une même phrase au petit-déjeuner, c'est la roupie.
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Inde en un coup d'œil
Capitale
Nouvelle-Delhi
Superficie
3 287 590 km²
Habitants
1,46 milliards
Langue(s) officielle(s)
Hindi et anglais
Monnaie
Roupie indienne
Continent
Asie
Particularité
Des États avec leur langue officielle
La langue appartient à l'État
Décrire l'Inde comme un pays hindi, c'est décrire le nord et les bureaux de l'Union, pas l'État. Les langues dravidiennes du sud ont leurs journaux, leurs littératures et des partis qui font de la langue un thème d'élection. L'anglais, entre elles, n'est pas un reste toléré. C'est la langue dans laquelle une entreprise de Bengaluru traite avec un bureau de New Delhi quand l'hindi serait une langue étrangère pour l'un des deux. L'Union a inscrit ce détour dans ses règles au lieu de le traiter comme une transition qui devrait finir.
C'est pourquoi les États sont la carte politique qui compte au quotidien. Ils ne découpent pas toujours proprement les aires linguistiques, mais ils admettent qu'un pays de cette étendue ne peut pas décréter une langue d'usage sans se défaire. Les langues reconnues par la Constitution sont cet aveu, pas une étiquette de musée. N'écrire que l'hindi dans le résumé, c'est faire des habitants de Chennai une note en marge. La Constitution ne le fait pas. Elle laisse l'Union gouverner et l'État parler.
L'Union est le pays. La langue appartient à l'État.
— TerraTally · Desk pays
New Delhi au bord du sous-continent
Les voisins terrestres s'appellent Pakistan, Chine, Népal, Bhoutan, Myanmar et Bangladesh. Le Pakistan est à l'ouest, l'Himalaya avec le Népal et le Bhoutan au nord, le Myanmar et le Bangladesh presque enclavé à l'est. Le Sri Lanka est au-delà du détroit de Palk et ne partage aucune frontière terrestre. Des tronçons de la frontière avec la Chine sont disputés. Cet atlas inscrit la Chine comme voisine et ne retrace pas la ligne contestée. Lire la frontière comme un fait achevé, c'est mal lire la carte.
New Delhi est au nord de cette surface, près de l'axe entre la plaine du Gange et le Pendjab, loin de la pointe sud. Ce n'est pas une géométrie neutre. La République a gardé le siège de la dernière administration coloniale. Le sud n'est donc pas une marge. Il est loin. Le rail et les vols intérieurs sont la condition pour qu'une Union avec cette capitale reste gouvernable.
Une roupie là où aucune langue ne suffit
La roupie indienne est l'objet commun le plus net du quotidien. La Reserve Bank of India l'émet, et elle a cours dans chaque État, quelle que soit la langue sur la plaque du bureau. Une monnaie peut porter un marché intérieur qu'aucune langue ne porte seule. Salaires, prix et impôts passent par un signe, pendant que les assemblées des États se disputent dans leurs langues.
L'anglais reste, à côté, la langue de beaucoup de juridictions supérieures, des affaires qui traversent les États et des contrats entre sociétés d'États différents. Ce n'est pas une seconde âme nationale, ni un oubli que la Constitution aurait négligé de rayer. C'est l'aveu que l'Union va plus loin que l'hindi. Elle a été bâtie comme une Union qui supporte les langues au lieu de les raboter en une seule.
L'Inde ne se réduit pas à une écriture et à un récit de capitale. New Delhi tient le Parlement et la roupie. Les États tiennent les langues dans lesquelles on élit. Tant que cette division tient, le sous-continent est un État, et pas seulement une surface aux nombreux noms.