L'Ouganda est l'État enclavé où le Nil quitte le lac Victoria. Kampala gouverne depuis les collines au nord de l'eau, et l'eau elle-même continue, hors du pays, vers le nord.
À Jinja commence le Nil Victoria. Il traverse le lac Kyoga, atteint le lac Albert et passe au Soudan du Sud comme Nil Albert, en route vers le Nil Blanc. L'Ouganda ne tient donc pas le seul récit de source du Nil, mais la sortie nette du grand lac. Il partage le lac avec le Kenya et la Tanzanie. L'équateur traverse le sud du pays. L'État est tropical, enclavé et lié à une eau qui continue au-delà de sa frontière.
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Ouganda en un coup d'œil
Capitale
Kampala
Superficie
241 550 km²
Habitants
51,4 millions
Langue(s) officielle(s)
Anglais, swahili
Monnaie
Shilling ougandais
Continent
Afrique
Particularité
Sortie du Nil Victoria hors du lac Victoria
Le lac est le fait géographique
L'Ouganda compte 51 384 894 habitants sur 241 550 kilomètres carrés. Kampala, la capitale, est sur des collines au nord du lac Victoria. Entebbe est sur la péninsule devant elle, plus près de l'eau ouverte, et fut le siège administratif colonial. La capitale politique et la ville du lac ne sont donc pas le même lieu. Un court bout de terre les sépare. Le sud de l'État est ainsi rive et collines à la fois, et le Nil ne quitte pas cette rive à Kampala, mais plus à l'est, à Jinja.
À l'ouest, le rift est-africain coupe le pays. Là se tiennent les monts Rwenzori, à la frontière avec la République démocratique du Congo, et le lac Albert, où le Nil Victoria arrive avant de continuer comme Nil Albert. À l'est le pays s'ouvre vers le Kenya. Au nord se trouve le Soudan du Sud, au sud-ouest le Rwanda, au sud la Tanzanie. Aucun de ces voisins ne donne à l'Ouganda une mer à lui. La seule grande sortie que l'eau elle-même prend est le Nil.
L'Ouganda est intérieur, mais il n'est pas pensé sans eau. Sa phrase géographique est un fleuve qui quitte le pays.
— TerraTally · Desk pays
Le Buganda a prêté son nom à l'État
Le nom Ouganda vient du Buganda, le royaume sur la rive nord du lac. Kampala est dans ce royaume. Le 9 octobre 1962, la domination coloniale britannique prend fin, et la capitale du nouvel État reste sur les collines du Buganda, non sur la rive d'Entebbe. Les souverains traditionnels, dont le kabaka du Buganda, sont depuis lors des institutions culturelles, non un second gouvernement. L'État a pris le nom du royaume et a concentré le pouvoir dans la république. La géographie rappelle pourtant d'où vient le nom.
Parce que le pays n'a pas de port sur l'océan, le chemin de la mer passe par les voisins, historiquement par le rail et la route vers Mombasa au Kenya. C'est la conséquence pratique de l'enclavement, à côté de la conséquence plus ancienne que le Nil continue vers l'Égypte. L'Ouganda s'ouvre ainsi des deux côtés sans être libre de l'un ni de l'autre : l'eau va au nord, les marchandises à l'est, la capitale reste sur les collines entre les deux. L'État organise un couloir qu'il ne possède pas seul.
Deux langues officielles au-dessus de beaucoup d'autres
La Constitution fait de l'anglais et du swahili des langues officielles. L'anglais est la langue des lois et des écoles supérieures, le swahili la seconde langue officielle, qui relie le pays à la côte est-africaine sans que le pays ait lui-même une côte. Le luganda, langue du Buganda, est la langue de la région de la capitale et ne figure pas dans la Constitution comme langue de l'État. À côté vivent les langues des autres royaumes et de la frontière avec le Congo. L'État s'est donné deux langues-ponts parce qu'aucune langue seule du pays ne porte tout le territoire.
On paie en shilling ougandais. La monnaie est celle de la république, non celle d'un des royaumes dont les noms continuent dans l'État. Ainsi se ferme le cercle de la thèse. Le Nil donne au pays sa place dans le monde, le Buganda lui a donné le nom, la Constitution lui a donné deux langues officielles et une capitale sur les collines. Le lac reste au sud. L'eau qui compte est celle qui quitte le pays à Jinja.
Lire l'Ouganda depuis le Nil, c'est commencer à Jinja et non à une côte que le pays n'a pas. Le lac tient le sud, la capitale les collines, le fleuve ce que le pays laisse partir.